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Appel à soutenir et participer le 6 Novembre au “National Workers'All-Out Rally “

Organisation d'une action internationale unitaire contre les centrales nucléaires et contre le chômage ! Annulation des licenciements des 1047 travailleurs des Chemins de Fer ! Destruction du système de l'emploi précaire ! Construction à travers le pays d'un réseau de syndicats combatifs pour lutter contre le néo-libéralisme !

( Traduction de l'original en anglais sur http://www.doro-chiba.org )

Travailleurs en lutte à travers le Japon et partout dans le monde !

Le 11 Mars, le Tremblement de terre de l'Est du Japon, le Tsunami et le désastre nucléaire qui s'en suivit ont tué des dizaines de milliers de personnes et détruit leurs vies et leurs emplois en un instant.  Des millions de personnes à travers le pays et dans les zones sinistrées sont exposées à de hauts niveaux de radioactivité et sont en danger de mort. De plus, les gens font face à une vague massive de chômage. L'agriculture et la pêche ont été  profondément impactées. Des centaines de milliers de travailleurs ont déjà perdu leur emploi et sont forcés de vivre dans une extrême pauvreté.  Le gouvernement prépare un sérieux relèvement des taxes et le démantèlement du système de sécurité sociale.

 

 

 

Les attaques néo-libérales sont les principales responsables de tout ceci. Par exemple, les infrastructures publiques ont été complètement démantelées par les privatisations, les pouvoirs publics locaux ont été mis en faillite, les réductions d'effectifs de la fonction publique ont été  reconduites  sans fin, etc... Depuis la privatisation et le découpage des Chemins de Fer Nationaux, les politiques néo-libérales ont affaibli la capacité de se préparer aux catastrophes, ce qui a conduit

à cet inimaginable désastre. Par dessus tout, le désastre nucléaire de Fukushima a révélé la mécanique corrompue du pouvoir. La classe dirigeante de ce pays, dans sa totalité – le gouvernement,  les bureaucrates, les milieux d'affaires, les scientifiques corrompus, les médias de masse, les tribunaux, les syndicats intégrés, sont souillés par les abus et les privilèges. Dans leur frénésie à doter notre pays d'armes nucléaires, ils ont promu une politique de l'énergie nucléaire en racontant à la population une flopée de mensonges.

Ce sont les crimes du gouvernement et des puissances d'argent qui ont provoqué cette catastrophe.

Le gouvernement continue à dissimuler la vérité et persiste à prétendre que le niveau de radiation n'est pas dangereux et qu'il n'y a pas de risque pour la santé.

La colère monte de partout dans le pays. L'indignation populaire s'exprime à travers de nombreuses actions de protestation  contre le gouvernement et TEPCO et devient une lutte pour la vie. Tout particulièrement, la colère grandissante des deux millions d'habitants de Fukushima, qui sont toujours privés de tout, atteint son point d'ébullition.

Le 11 juin, une grande action de protestation s'est déroulée à la station Sinjuku East Square à Tokyo.

Plus de 20000 manifestants se sont rassemblés et des cris de »Anti- nucléaire », « Anti- chômage » ont rempli les rues du quartier. Un des syndicats organisateurs, Kan-Nama, a installé un  centre de secours dans les zones sinistrées, financé par les augmentations de salaires obtenues par une lutte syndicale au printemps dernier. Minato-Godo et Doro-Chiba  ne ménagent pas non plus leurs efforts pour lutter aux côtés des populations des zones dévastées.

Par ailleurs, les mouvements des travailleurs sont maintenant  menacés par une sérieuse crise. Dans le cadre de l'attaque réactionnaire du gouvernement et du patronat  pour renforcer le nationalisme, comme décréter la « mobilisation générale pour affronter l'adversité » , sous le nom de « reconstruction », les syndicats intégrés laissent tomber toutes les luttes et abandonnent tout point de vue de classe. La situation actuelle est aussi dangereuse que lorsque les travailleurs sont envoyés de force à la guerre.

Le gouvernement japonais et les milieux d'affaire ont l'intention de transformer les zones sinistrées en «  Zones spéciales de reconstruction », où toute réglementation serait abolie et où s'imposeraient  aux travailleurs des salaires misérables, et des emplois totalement précarisés. Avec le gouvernement aux commandes, les travailleurs des services publics vont subir des coupes dans les salaires. Encore plus, les 3,6 millions de salariés des services publics vont être licenciés en masse  et réembauchés sélectivement comme intérimaires au titre de la « Réforme Salariale dans les Collectivités Locales ». 160 000 travailleurs intérimaires des Postes, qui travaillent sous contrat à durée déterminée sont sur le point d'être licenciés et abandonnés à leur sort. Il est temps pour tous les travailleurs de se mobiliser avec force sur leurs lieux de travail, pour la lutte contre les centrales nucléaires et contre le chômage.

Le système capitaliste est au bord de la débâcle. La crise économique globale déclenchée par le choc de Lehman trois ans plus tôt, a provoqué un effondrement financier à grande échelle aux US, dans les pays de l'UE et au Japon. Ils essayent de se tirer d'affaire en rançonnant les travailleurs. Plus que tout, nous avons maintenant besoin de redonner vie à des syndicats de combat.

Le démantèlement et la privatisation des Chemins de Fer Nationaux ont conduit les mouvements des  travailleurs à reculer et abandonner leurs droits fondamentaux. C'est pourquoi nous insistons  sans relâche pour ne pas minimiser ce point [où nous sommes] de cette offensive. Quoi qu'il en soit, le 9 avril de l'année dernière, nous avons fait face à une situation cruciale. Il y eut une attaque décisive pour anéantir la lutte des 1047 travailleurs licenciés des Chemins de Fer Nationaux pour leur réintégration. Le soi-disant « règlement politique » fut agréé et en juillet de cette année, une déclaration annonça la fin de la lutte, négligeant sa a responsabilité sociale et légale face aux  licenciements massifs et  crimes parrainés par l'Etat pour détruire les syndicats, en privatisant et  instaurant des traitements professionnels  injustes. Face à une situation si grave, nous avons lancé le nouveau mouvement syndical avec le slogan « N'attisez pas les flammes de la lutte des Travailleurs des Chemins de Fer ! ». le but de notre mouvement est de réaliser l'unité de la classe des travailleurs dans tout le pays. Nous soutenons tous les efforts indépendants sur les lieux de travail pour organiser les luttes, mêmes les plus petites.

Kan-Nama finança une grève générale victorieuse de 139 jours et affronte maintenant une répression féroce. Doro-Chiba a bloqué sans faiblir le programme d'externalisation des Chemins de Fer Japonais en finançant la grève à de nombreuses reprises. Minato-Godo a fait face aux faillites privées et soutenu les travailleurs des petites et moyennes entreprises et arraché des victoires en construisant l'unité des travailleurs. La population d'Okinawa et les fermiers de Sanrizuka font exploser leurs cris de colère.

Nous devons unir les forces des travailleurs du monde entier pour affronter la situation qui est sans précédant dans l'histoire humaine. Nous appelons à l'action internationale unitaire  le 6 Novembre pour combattre contre les centrales nucléaires et contre le chômage.

Rassemblons-nous à Hibiya et faisons entendre une voix forte et remplie de colère.

Nous appelons tous ceux qui partagent notre aspiration à soutenir et participer le 6 Novembre au « National Worker'All-Out Rally » .

 

Syndicat Solidaire des Travailleurs de la Construction et du Transport du Kansai ( Kan-Nama),

Syndicat des Travailleurs de la Métallurgie et de l' Industrie Lourde d'Osaka ( Minata-Godo),

Syndicat des Chemins de Fer Nationaux Force Motrice de Chiba ( Doro-Chiba ),

Mouvement National contre le démantèlement et la Privatisation des Chemins de Fer Japonais

et pour la réintégration des 1047 travailleurs ( Mouvement National pour la Lutte dans les Chemins de Fer )

 

Aout 2011.

Rassemblement à 12:00 à Hibiya Open Air Stage, Tokyo.