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Médias Libres

Vie locale

l'actualité de l'agglo du Mans vu et revu par nos soins.

La CNT72 co organise avec un groupe de libertaires du Mans :

 

L'Amour et la Révolution Projection-débat Vendredi 21 septembre 2018 19 h

Cinéma Les Cinéastes    42 place des Comtes du Maine, 72000 Le Mans  - ligne T2 station Comtes du Maine.

L'Amour et la Révolution-film de Yannis Youlountas
Projection-débat en présence du réalisateur

 

Dix ans après les premières émeutes, les médias ne parlent plus de la crise grecque. Tout laisse croire que la cure d'austérité a réussi et que le calme est revenu. Ce film prouve le contraire. A Thessalonique, des jeunes empêchent les ventes aux enchères de maisons saisies. En Crète, des paysans s'opposent à la construction d'un nouvel aéroport. À Athènes, un groupe mystérieux inquiète le pouvoir en multipliant les sabotages. Dans le quartier d'Exarcheia, menacé d'évacuation, le cœur de la résistance accueille les réfugiés dans l'autogestion. Un voyage en musique parmi celles et ceux qui rêvent d'amour et de révolution.


Le Mardi 25 septembre 2018, à 19h30 se tiendra une conférence organisée par des membres de l'extrême droite, dont Louis Cacqueray-Valmenier, conseiller municipal du Rassemblement National au Mans, et de divers groupuscules fascistes, catholiques intégristes et réactionnaires, dans la salle municipale du Royal, sous le titre « Féminisme, où va t'on ? ».

Une description ici : http://www.terrafemina.com/…/-feminisme-ou-va-t-on-la-sur…/1.

On n'hésite pas à envoyer un mail de protestation auprès de la Mairie propriétaire de la salle ==> http://www.lemans.fr/le-mans-proche/contact/

ET SURTOUT Rassemblement mardi 25 septembre dés 18h devant la salle du Royal ==> https://sarthe.demosphere.eu/rv/2291

 


 

« Le féminisme est un ensemble de mouvements et d’idées politiques, philosophiques et sociales, qui partagent un but commun : définir, établir et atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes. C’est un Mouvement militant pour l’amélioration et l’extension du rôle et des droits des femmes dans la société ». Il n’appartient à personne, si ce n’est à la lutte des femmes qui ont, par leur courage et des fois leur vie, fait avancer la cause des femmes.

L’association « les discussions du MAINE » entend revisiter ce qu’est le féminisme et pose comme question ’Féminisme : où va-t-on ?’ à travers une conférence qui aura lieu faire le 25 septembre au cinéma le Royal avec un choix très orienté d’intervenant.es.

Bérénice Levet, essayiste qui a écrit le livre « À l’attention des hommes qui aiment les femmes et des femmes qui aiment les hommes ». Dans un débat sur BFMTV sur l’éclosion du mouvement #MeToo, elle a déclaré : ’Le féminisme aujourd’hui ne vit que d’une chose, c’est la criminalisation des hommes,.., mouvement de dénonciation et de délation’. Elle décrit ’un féminisme qui se complaît dans une posture de victime.’

Julien Rochedy ,seul homme, ancien directeur du mouvement des jeunes du Front National et fondateur d’une école masculiniste, où l’on apprend à être un homme viril qui sait se faire respecter des femmes, tout un programme.

Autre intervenante, Gabrielle Cluzel, qui est en charge du site de droite Boulevard Voltaire et autrice du livre « Adieu Simone ! Les dernières heures du féminisme », paru en 2016.

La dernière intervenante est Charlotte d’Ornellas, journaliste à Valeurs Actuelles, dans la même veine que les trois autres.

S’agit-il d’une discussion sur l’année chargée que les femmes viennent de vivre en termes de lutte pour leurs droits et de leur place dans la société ? Bien sûr que non ! Le pedigree des intervenant·e·s, ne laisse aucun doute sur le thème : casser de la féministe pour se faire plaisir et se rassurer.

Nous DEVONS nous opposer et ne pas les laisser faire !

C’est pourquoi, nous ne voulons pas rester les bras croisés et nous dénonçons à la fois le cynisme d’une mairie qui permet à une association qui se revendique d’extrême droite, d’être dans une salle municipale.

Nous vous invitons à venir devant le Royal, le 25 septembre à 18h pour une conférence de presse avant le rassemblement de protestation.

Le collectif féministe unitaire72

Le jeudi 12 mai la préfète de la Sarthe a tenu à convoquer les organisations de l’intersyndicale sarthoise, organisatrice des manifestations locales contre la loi travail. Bien qu’exclut de cette rencontre, nous en connaissons le contenu. La directrice de cabinet de madame la Préfète les a informés que selon les sources de la SDRT "des individus non identifiés pourrait se mélanger à nos cortèges pour casser du flic". La préfète a ensuite sollicité l’intersyndicale pour mettre en place un service d'ordre. L'interpellation de la Préfète fait suite à une action de Nuit Debout qui, le mardi soir, a bloqué l'accès à la préfecture pour demander sans succès une entrevue. La démarche de la préfecture est inédite au Mans, ce qui pose question dans le contexte actuelle.

Nous qualifions cette démarche d’intimidation et d’incitation infondée au maintien de l’ordre par des organisations dont le combat se situe naturellement du côté des manifestants.

Intimidation parce que nous assimilons ces assertions à faire planer une hypothétique menace sur le déroulement des manifestations. Il s’agit clairement de reporter la responsabilité d’éventuels troubles à l’ordre public sur les syndicats. La préfecture n’irait elle pas jusqu’à restreindre notre droit à manifester au cas où d’éventuelles petits débordements incontrôlées se produiraient ?

 

Dix ans après l’introduction de la réforme allemande Hartz IV

Par Sybille Fuchs
29 août 2012

Le 16 août 2002, un groupe d’experts dirigés par le directeur des ressources humaines de Volkswagen, Peter Hartz, présentait à la coalition gouvernementale, constituée par le Parti social-démocrate et Les Verts et menée par le chancelier Gerhard Schröder (SPD), ses propositions relatives aux réformes du marché du travail. Dix ans plus tard, la société allemande est transformée en grande partie en raison des réformes Hartz.

Une étude de l’OCDE, publiée à la fin de l’année dernière, a conclu que l’inégalité des revenus s’est accrue plus rapidement en Allemagne que dans n’importe quel autre pays membre.

Il y a dix ans, l’économie allemande était montrée du doigt et accusée de payer des salaires excessifs, d'avoir un marché du travail rigide et un système social bien trop généreux. Le problème auquel était confronté le gouvernement allemand était de trouver le moyen d'apporter des changements aux accords de travail et aux conventions sociales acquis par les travailleurs au cours des décennies précédentes sans provoquer une opposition substantielle. Le gouvernement a choisi une voie différente.

Au lieu de chercher une confrontation ouverte avec les sections bien organisées de la classe ouvrière, il a créé un marché du travail subsidiaire dominé par des salaires bas et non soumis aux droits sociaux. Telle fut la tâche de la Commission Hartz.

 

Démagogie sécuritaire mancelle  : les caméras

C’est fait, le PS, avec son allié du Front National (on a ceux qu’on mérite), a voté en séance du conseil municipal du 12 novembre, l’extension du sytème de vidéosurveillance urbain, pour le moment nocturne et qui devient aussi diurne. A coup d’autosatisfaction sans preuves, d’affirmations sans éléments tangibles, de couts réels de fonctionnement dissimulés et de médiatisation de faits divers sordides habilement exploités voire mis en scène , la plus grosse minorité politique élue de la ville s’est donnée le doit d’imposer sa stratégie clientèliste en pleine campagne pour les régionales.

Voyons les pauvres arguments avancés par la minorité sociale-libérale du conseil municipal :

-          les caméras sont une arme de dissuasion : rien n’est plus faux ni plus ridicule quand on constate la multiplication des incidents nocturne dans la zone vidéosurveillée dans l’espace public et dans le tramway ; Ni l’implantation des caméras ni la menace de leur utilisation n’empêchent les agressions, souvent associées à l’alcool ou à la drogue, autant qu’à la bêtise de ses auteurs. Pour preuve de cette insuffisance : le récent arrêté d’interdiction d’ouverture des points de ventes dans les épiceries, comme si les addictions ne pouvaient pas s’anticiper par des achats plus tôt, ce qui révèle une absence totale de réflexion sur les usages croissants de stupéfiants et de conduites à risques qui accompagnent très souvent les pulsions violentes.

-          Les caméras sont efficaces pour la répression : là encore, personne ne dispose à ce jour du nombre d’interpellations et de condamnations par rapport au nombre de réquisitions pour visionnage effectué par la police nationale. Le fait qu’il y en ait eu quelques unes ne montre pas du tout que cela est la voie privilégiée pour confondre les coupables de vols ou d’agression. La médiatisation de ces cas rares montre bien que la municipalité cache ces données publiques. Enfin, il est clair que les malfaiteurs ne sont pas tous stupides et certains savent identifier les angles morts de ces caméras pour agir tranquillement. Et, il est très facile de dissimuler son visage et de changer de vêtements. Il faut vraiment ne pas faire attention pour se faire pincer, ce que tout le monde a bien compris, sauf les élus de droite socialistes, « ripoublicains » et frontistes.

N'y a -t-il que sur les murs d'une mosquée qu'un tag raciste n'est pas raciste ?

Il est plus que temps de critiquer quelques postures libertaires qui, sous le prétexte de dénoncer le retour à l'ordre moral et religieux et s'appuyant sur une tradition d'irrévérence envers les clergés, dissimulent une adhésion aux formes actuelles du racisme en France.

Le pinaillage sur le terme pour mieux esquiver la prise de position sur la chose elle-même

Les habitantEs de ce pays, migrantEs d'origine post-coloniale et leurs descendantEs françaisEs, musulmanEs ou senséEs l'être au faciès, sont massivement victimes de discriminations multiples, organisées institutionnellement, c'est-à-dire qu'ils/elles sont la cible d'un racisme d'Etat légitimé idéologiquement non plus par une arriération et une nuisance raciale mais par la dangerosité et l'infériorité culturelle supposée de l'islam. On peut ergoter ad vitam eternam sur le mot juste à employer pour décrire cette réalité mais la question embarrassante est bien pourquoi nous ne manifestons-pas notre solidarité envers ces membres de notre classe prolétaire ?

Se revendiquer de l'islamophobie au titre du droit à critiquer toutes les religions

Faut-il rester prisonnierEs d'un héritage anti-clérical lié à un passé où il fallait affronter une église ultra-puissante, alliée ou principale force contre-révolutionnaire ? A quoi rime de revendiquer le droit de cracher sur la religion des plus pauvres et des plus dominéEs d'entre nous ?

Les libertaires font-ils/elles la critique féroce qui s'impose pourtant de l'ingérence catholique permanente dans toutes les sphères de la vie sociale et politique , se risqueraient-ils/elles à une critique vraiment « sans concession » du judaïsme à l'heure où la lutte pacifique contre la colonisation de la Palestine est assimilée à de l'anti-sémitisme ? Alors où ?