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L’intersyndicale locale appelle à amplifier et à poursuivre la mobilisation le 24 mars, jour de la présentation du texte de loi au conseil des ministres.

Les organisations de jeunesse (UNEF, FIDL, UNL) et les organisations syndicales (FSU, SOLIDAIRES, FO, CGT) appellent à poursuivre le mouvement et à l’amplifier.

24 mars : rassemblement a 17H30 place de la Republique, Le Mans

31 mars: Manifestation et greve, RDV au Mans a 10H devant le PCC

Pour autant, et contrairement aux affirmations des organisations syndicales, il n’y a pas d’amplification de la mobilisation, et surtout dans lieux de travail où très peu de réunions syndicales ont été proposé aux salariés pour s’informer sur les enjeux de la loi et la nécessité de se mettre en grève. L’inquiétude légitime de certains syndicalistes devant cette passivité et cet attentisme face au gouvernement les ont conduits à lancer un appel à l’action directe économique à partir de blocages ciblés. Une stratégie plus réaliste pour faire gagner le mouvement. Car ce qui se profile déjà dans la mollesse des réponses syndicales et des mouvements de jeunesse, dont l’essoufflement est patent, c’est la défaite programmée avant même que le combat ne commence réellement, un KO par abandon, faute de convictions, d’envie d’en découdre, de force et de leviers bien préparés. A quoi jouent une nouvelle fois les dirigeants nationaux et départementaux des grandes centrales syndicales ? des discours radicaux, des menaces, et des pratiques somnolentes, laissant les jeunes, demain les sections « d’excités » se fracasser, seuls, contre l’ordre public, avant de constater que,  non vraiment, il ne peuvent rien, qu’ils ont tout fait, tout tenter mais que les gens de veulent décidément pas de l’action, ne veulent plus participer aux combats collectifs… Un refrain bien rodé.

 

Après avoir déjà provoqué la fin de la grève dans les raffineries en février 2010, alors que la rupture de stock et le blocage économique complet était à portée de main, la CGT demande à nouveau la suspension du mouvement en Octobre.

En guise de démocratie sociale, le vote à bulletin secret a été choisi par la CGT dans les raffineries ou à la SNCM à Marseille (ce qu’ils dénoncent avec mauvaise foi aujourd’hui dans les procédures de référendum prévus par la Loi travail). Voici par exemple pour mémoire, la version « démocratique » de la gestion de grève : admirez ce Bulletin de vote édité par la CGT pour consulter les salariés de la SNCM en grève, et les pousser à la reprise du travail.

 

Avec 14 journée de manifestations monstres entre le 23 mars et le 23 Novembre, amusons nous à relire les déclarations des dirigeants syndicaux au lendemain du vote de la fin de grève dans les raffineries françaises le 29/10/2010 :

« Le gouvernement a perdu la bataille de l'opinion qui soutient ce mouvement », a affirmé François Chérèque, le leader de la CFDT.

Jean-Claude Mailly, son homologue de FO, a évoqué des « traces profondes » et un « esprit de résistance » qui va se retrouver « dans les entreprises et les administrations ».

Pour le responsable cégétiste à Total Dunkerque , « les syndicats ont gagné la bataille des idées »

On a tellement bien gagné la bataille des idées après avoir lamentablement perdu le conflit social que les salariés ont cru les bobards de la gauche en 2012 en votant pour eux et qu’aujourd’hui la majorité politique valide et acquiesce devant la très régressive loi travail. Voter pour la gauche et François Hollande. C’était l’objectif. Les « traces profondes » de la défaite se traduisent en 2015 par la capitulation de bon nombre de médias, d’élus et d’électeurs de gauche devant les arguments du MEDEF et de la CGPME.

Alors, l’urgence c’est l’efficacité du mouvement social.


L’appel des syndicalistes contre la loi “TRAVAIL”

Le projet de loi El Khomri est une insulte au monde du travail. Rarement l’attaque aura été aussi grave. Avec l’inversion de la hiérarchie des normes qui permet aux accords locaux au rabais, obtenus sous la pression, de se substituer aux accords de branche ; en lançant l’offensive contre l’outil syndical avec la promotion des référendums-bidons en entreprise ; en organisant et généralisant la précarité, la flexibilité et en facilitant les licenciements, c’est une dégradation majeure du temps et des conditions de travail de millions de salarié.e.s que prépare activement le gouvernement.

À nous de nous préparer tout aussi activement à l’en empêcher ! Tout ce que mérite un tel projet c’est une riposte déterminée et massive des travailleuses, des travailleurs et de la jeunesse. Et pour cela, c’est le blocage de l’économie qui est à l’ordre du jour.

Le 9 mars, nous étions des centaines de milliers à battre le pavé. Pour nombre de salarié.e.s qui composaient la majorité des cortèges, la grève s’imposait. Et depuis le 17 mars, journée nationale de mobilisation appelée par les organisations de jeunesse, des dates de grève dans différents secteurs professionnels sont annoncées ; le 24 mars, nouvelle journée de mobilisation, le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres, avec sans doute quelques effets d’annonces destinés à faire croire que la copie a été revue : nous le disons tout net, le projet de loi n’est ni amendable, ni négociable et seul son retrait, total, s’impose.

Enfin le 31 mars, la grève interprofessionnelle est à l’ordre du jour. Cette grève doit être activement préparée et nous pouvons profiter pour ça du calendrier d’action qui se dessine jusque-là pour renforcer la mobilisation. La seule manière de gagner et de faire plier le gouvernement, c’est de bloquer l’économie. Les travailleurs et les travailleuses doivent en effet prendre leurs affaires en mains dans cette lutte et ne doivent pas s'en remettre à des politiciens ou politiciennes qui n'ont que les élections de 2017 en vue. Et pour bloquer l’économie, ce qu’il faut c’est d’abord réussir la grève du 31 mars et préparer sa généralisation et sa reconduction partout où c’est possible dans les jours et semaines qui suivront !

Alors nous obtiendrons le retrait du projet de loi El Khomri. Alors nous pourrons préparer la contre-offensive, NOTRE contre-offensive en popularisant des revendications qui permettent de rassembler, sur lesquelles les équipes syndicales pourraient s’engager ensemble, à la base et dans l’unité. La réduction du temps de travail à 32 heures par semaine, sans réduction de salaires, ni flexibilité, sans arnaque à la clef comme l’ont été dans de nombreux secteurs les « 35 heures-Aubry », voilà par exemple ce qu’il est urgent de mettre en avant pour contrer les dégradations des conditions de travail et imposer des créations d'emplois.

Tout cela, nous nous engageons à le mettre en débat auprès de nos collègues, dans nos structures syndicales, dans les intersyndicales auxquelles nous participons. Nous sommes certain.e.s que ces préoccupations, nombreuses et nombreux sont les syndicalistes qui les partagent. Quelles que soient les appartenances syndicales, nous les appelons à rejoindre cet appel, à en proposer la signature à leur structure syndicale et à mutualiser les informations sur la mobilisation sur le blog lié à cet appel.

C’est toutes et tous ensemble qu’on va lutter, c’est toutes et tous ensemble qu’on va gagner !

 

 

 


Déclaration de l’intersyndicale de la Sarthe : « Avec les salarie-es du prive pour le retrait du projet de loi sur le travail :

Les mobilisations, notamment celles du 9 mars ont contraint le gouvernement a des concessions sur la loi Travail. Pour autant les amenagements annonces par le Premier Ministre ne changent pas la philosophie generale du projet. Il ne repond pas aux

aspirations fortes, exprimees par les jeunes, les salarie-e-s et les chomeurs pour l’acces a l’emploi et sa securisation. La creation d’emplois de qualite ne justifie pas la casse du code du travail mais necessite un changement de politique economique et sociale.

Ce texte continue a diminuer les droits des salarie-e-s et a accroitre la precarite, notamment des jeunes. Decentralisation de la negociation collective au niveau de l’entreprise et affaiblissement des conventions collectives de branches, fragilisation des droits individuels acquis, mise en cause des majorations des heures supplementaires, facilitations des licenciements, affaiblissement de la medecine du travail… sont autant d’exemples de regressions qui demeurent.

L’universalite de la garantie jeune sans les moyens en consequence releve d’un effet d’annonce. Face au chomage et a la precarite auxquels sont confrontes les salarie-e-s, les femmes et les jeunes en particulier, l’urgence est a la conquete de nouveaux droits.

Les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires soutiennent et appuient les mobilisations a venir. Elles confirment leur appel a se rassembler le 24 mars et a la mobilisation par la greve et les manifestations le 31 mars pour obtenir le retrait de ce projet de loi et conquerir de nouvelles garanties et protections collectives. »